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Punk Art Blog, un maître dans le genre, j'ai nommé Nono!
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l'affiche
 Les déchirures ne peuvent malgré les tentatives de suture se ressouder comme on le souhaiterait...
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Un matin ordinaire
 Putain de réveil… celui des lendemains de cuite… un de ceux que je déteste, ça me prends comme un coup derrière la tête et impossible de refermer les yeux… il est 7h30… encore une pauvre nuit de sommeil. J’ai un sale arrière goût dans la bouche… c'est pas lié qu'à l'alcool...Je regarde vite faite le journal d’appel de mon portable histoire de faire un semblant de chronologie de soirée… ça y’est tout se remet en place…enfin sauf ma tête… je sens que ça va être dur… je profite de l’heure pour appeler une vieille amie. J’ai les mains fébriles… j’ai vraiment mis la dose hier. Exercice de concentration, bordel les coups de masse dans la cage d’escalier font échos dans ma tête… qu’est ce que j’ai fait pour mériter ça ? Petite conversation, elle me rappelle cette après midi. J’ai pas le courage de chauffer un café… je met les dessins animés. Je doit pas être bien ça me soule alors que d’habitude j’adore ça. Avant d’allumer l’ordinateur je fait quelques tractions et abdos histoire de racheter ma conscience, ça va être dur l’entraînement ce soir… j’ai envie d’écouter les clash parce que ça au moins ça déchire ou les écorchés de noir désir... J’ai envie d’être ailleurs peut être en Bretagne au bord de la mer ou à Belfast. J’ai même plus assez de thunes pour me payer un billet d’avion à 50€… tant pis je vais rester à rêver dans ma tour… je vais rester en haut plutôt qu’en bas, histoire d’être un peu plus près des nuages… visions magnifique d’un vaste champ de béton armé…se confondant à l’horizon avec la grisaille du ciel… j’ai envie de me recoucher. La photo a été prise en 2003 dans l'ancien Bogside de Derry, Irelande du Nord, lieux du massacre perpétré par l'armée anglaise en 1972(Bloody Sunday).
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Seul le Rock'n'Roll nous sauvera
 Alcool sexe drogue et rock’n’roll… partir loin dans l’ivresse de la nuit qu’importe pourvu qu’il y ai du plaisir, la gène aux autres, on les emmerde… Il faut que ce soit sauvage, intense parce qu’on ne vie qu’une dernière fois… Les remords et les regrets s’il y en a seront pour les autres… perfides regards obsessionnels guettant la moindre faiblesse pour se glisser dans la fente ! Ne jamais se rendre… un point c’est tout ! Que reste t’il à part ce putain de riff, celui qui te fait vibrer, celui qui te prends dans le bas du ventre, fait décoller ton palpitant, monter la pression, te file le frisson ? La bière, le Rock’n’Roll.. plus si affinité… c’est tout ce qu’il reste quand il n’y a plus rien… une musique, une guitare, une voix, un souvenir…ce concert, ce pogo, petite souris complètement déglinguée embrassée dans un coin en chantant yeux dans les yeux sur les toits de Belleville… y’a que ça de vrai !!! putain c’est bon à en crever sur le champs ! Livre ouvert que je te laisse deviner dans toutes ces soirées avinées, savoir apprécier et déguster l’écorchure, attentions aux plaies, elles sont à vifs, il faudrait pas trop fouiller le pus, laisse donc la cicatrice se refermer… laisse moi te dompter une fois encore s’il te plait… un bon vieux riff psycho, les Cramps ou Tiger Army… y’a que ça à quoi on a le droit ici bas…un sourire un regard, un souvenir, une romance … all women are bads qu’ils chantent… c’est tellement vrai et tellement faux… photo: Hell Sucker, l'Ubu (Rennes) 2001 (???)
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Paris brûle t'il?
Noël dans 15 jours, la fin des soucis, le roi mercantile nous apportera tout ce qu’il faudra. Faste funesterie de réconciliation avec la consommation. Qu’importe l’état du porte feuille ou du moral, il faut consommer… ils l’ont dit à la télé, à l’église et puis aussi à la synagogue et la mosquée aussi. Vaste supercherie générale. La vie ne vaut pas un clou, on nous bassine avec la faim dans le monde, même 30 millions d’amis donne dans le social… qu’importe la chute pourvu que quelques verres de cristal se remplissent comme il se doit. Par contre il faut que ce soit calme, dehors les malotrus qui brûlent dans les promesses spéculatives, hop à la rafle, ou ceux qui brûlent en toute impatience leur pauvreté, hop en prison…ou à la rafle... On nous bassine avec la fin des idéaux, raison du retour des fanatismes ? mais quelles religions ? De Staline à Boudha, il n’y a qu’un pas… Religion, oppression, oppression… vive la makhnovchina… Et dans tout ça Paris brûle t’il ? non parce que on peut se demander, entre les déclarations incendiaires, les incendies d’immeubles, la banlieue en feu… c’est limite la guerre ici… et pourtant on consomme, on va acheter ses petits cadeaux, sa pintade pour réconcilier hypocritement autour de ces chers repères de notre grande civilisation. Le mèche mèche ira à St Nicolas du Chardonnet, le sdf aux restos du cœur… tout le monde en aura pour son grade, c’est ça l’esprit de noël… Mais bordel « Paris brûle t’il ? » qu’ils arrêtent pas de demander partout… eh bien non toujours pas, pourtant il y aurait de quoi… La photo a été prise le 3 septembre 2005 à Paris contre les expulsions et les incendies d'immeubles où vivaient des familles d'origine africaine.
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Une part de rêve...
 Je ne sais plus qui disait « celui qui ne rêve pas est condamné à mourir » ou quelques choses du genre, mais je suis assez d’accord avec cette citation. Qui ne rêve pas ? Qui ne rêve pas de changer son quotidien, qui ne rêve pas d’un autre avenir ou d’un autre futur ? Le fantastique, la science fiction très en vogue dans les années 60 jusqu’aux années 80 laissait présager un avenir meilleur pour l’Humanité. Un avenir où la machine se substituerait à la pénibilité du quotidien. Malheureusement pour nous, l’histoire a démontré que ce que l’on espérait s’est retourné contre nous, la machine a certes remplacé une partie des travaux dits pénibles…mais une partie seulement. Au lieu de mettre à profit ce progrès –dont l’expression progressisme est tirée- au profit de l’Homme, d’autres formes d’aliénations se sont mises en place, enchaînant d’avantage encore le producteur à son exploiteur… Certains ont cru pouvoir accélérer le cours de l’Histoire, précipitant l’ancien monde dans l’abîme de nos cauchemars. Rattrapés par des forces plus puissantes, peu enclines à partager leur confort, la répression ne s’est faite que plus forte. Les rêves d’une terre d’asile, d’une parole donnée, d’une nouvelle vie se sont alors concrétisés, permettant de repartir presque à zéro. Ce fut le cas des réfugiés italiens médiatisés à travers « l’affaire Battisti ». Là encore, l’Histoire a rattrapé leur histoire, les puissants transformant à nouveau la réalité en cauchemar, plongeant dans l’angoisse du lendemain les repentis. A croire que seul certaines personnes sont autorisées à rêver pour nous tous, écrivant un avenir déformé par le prisme de la domination. En argentine, au Chili les dictatures fascistes ont voulu réécrire l’Histoire en effaçant le passé, ils ont essayé et presque réussi à tuer cette mémoire, suicider nos espoirs… Cette photo a été prise il y a un an en plein tapage médiatique autour des réfugiés italiens, c’est une juxtaposition d’affiches appelant au respect de la parole donnée, appelant au soutien financier pour les frais de justice. Depuis pour eux, les choses ont changé et « les lendemains qui chantent » se sont transformés en « chant du condamné ».
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pump up the volume
 Il y a des jours comme hier où je me lève avec cette pensée tenace me disant à quoi cela sert il ? pourquoi me lever ? pourquoi ne pas remettre tout remettre à demain ? laisser tomber toutes ces conneries, laisser les gens là où ils sont tant ils me laissent las. Je me surprends à noyer mon regard dans la foule passante, m’abandonnant à des rêves d’immatérialité, à essayer de saisir l’essence même de ce tohu bohu, et puis la réalité revient, le réveil déchire mes rêves et cauchemars. Je m’extrait péniblement du lit, radar en action, j’avance hésitant vers la salle d’eau. J’inonde mon corps et lave mes pensées. Je laisse petit à petit la chaleur de cette nuit se noyer dans le flot bouillant meurtrissant, blessant, piquant mon corps et le brûlant encore et encore. Cela me rappelle à chaque instant la douleur du réveil, l’abandon de ce lit confortable et la tendresse des bras de celle qui m’accompagna encore une fois dans l’oublie du temps. Et me voilà prêt semble t’il à recommencer un cycle 24 heures. Comme une journée qui commence mal se fini rarement bien, j’ère de site en site et là j’apprends le suicide de Karen Bach. J’ai vue « Baise moi » dernièrement chez un pote à Belfast. Il était 4 heures du matin, nous rentrions d’une virée nocturne et je ne trouvais pas sommeil. Affalé dans un canapé tout aussi défoncé que moi, je me suis laissé porté par ce road movie français, cette histoire de gentilles filles qui ne demandaient rien à personnes si ce n’est de pouvoir respirer un peu, cette histoire si violente et si banale de deux jeunes femmes qui ne souhaitaient peut être qu’un peu de répit, d’attention, de tendresse et rien d’autre peut êter même rien du tout… j’en sais rien à vari dire… Je ne peux pas dire que j’ai particulièrement apprécié le film, j’ais par contre apprécié le jeu de Karen Bach. Il y avait quelque chose d’authentique en elle, quelque chose qui ne ment pas. Avec la blackploitation on n’avait enfin le plaisir de voir au cinoche des noirs tirer sur les flics blancs. Aujourd’hui on édulcore celles qui ne se laissent pas faire en mettant en scène des pin-ups insipides ayant entres autres des gros pistolets.. On peut se rassurer de voir des nanas qui ne se contentent pas de se blottir dans des gros bras et qui même n’hésitent pas à éclater ces même gros bras à la moindre incartade, mais ne soyons pas naïf ! la mode est aux femmes rebelles, aux femmes qui frappent, qui l’ouvrent et qui ne la ferment pas, parce que ce genre de personnage mi karatéka mi archéologue représente un atout commercial indéniable pour toutes les cibles marketings que sont nos chères adolescentes –sans parler des fantasmes primaires de mes congénères masculins- Quelle tristesse, qu’est ce qu’elles sont lisses toutes ces héroïnes : pas d’alcool, pas de tatouage et encore moins d’alcool de sexe et de rock’n’roll. Que du propre et du normé, du clean et du stérile en définitive. Perso je préfèrerais toujours une Malorie déjantée à une Julie Lescault et même si Tank Girl peut faire figure de sainte nitouche elle aura toujours ma préférence sur un personnage aussi stérile que Buffy quant au personnage de Nadine incarnée par Karen il est sans appel parce qu’il avait le mérite de respirer … Bref il pleut et le ciel est aussi gris que le reste du béton qui m’entoure. Je savais bien que c’était une salle journée…
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Au delà du mur, de tous les murs...
 Jamais la religion n’a pris autant de place dans le quotidien que depuis 5 ans environ. Voulant nous faire croire à un crypto choc des civilisations, on nous monte les idées à grand coup de renfort médiatique. On agite des spectres de terreurs, n’hésitant pas à ressortir les pires clichés sur « l’Arabe » devenu « Arabo-musulman », clichés aux noms desquels les pires exactions furent menées en toute légalité contre les algériens à partir de 1954. C’est tellement plus simple d’enfermer le monde dans des tiroirs pouvant se superposer mais jamais se rencontrer et s’échanger leur contenu. Aujourd’hui encore on essaye de nous faire croire à l’incompatibilité des cultes, des cultures alors que le débat est profondément politique. En Irlande du Nord comme en Palestine, il ne s’agit pas d’une guerre de religion mais bien d’un conflit politique. Sinon comment peut on expliquer présence de Juifs à la tête même de l’OLP, et comment peut on expliquer la présence de protestants dans les forces unionistes… la « Divis Tower » -ici en photo- est l’une des tours servant toujours à surveiller les quartiers unionistes, les derniers étages sont occupés pas l’armée anglaise qui du haut de sa suprématie surveille, filme et écoute la population de Falls Road -Belfast- pour mieux « prévenir les troubles ». Véritable outil totalitariste, l’Angleterre a défaut d’être un partenaire valable pour la paix n’en est pour autant pas moins un « grand frère » pour la toute petite Irlande du Nord. Bref j’aurais aussi l’occasion de reparler des autres grands frères tout comme de la « peace line » une prochaine fois. La « ligne de paix » est une autre jolie expression pour désigner une toute autre « barrière de sécurité » servant à protéger les bonnes gens du précipice lorsqu’ils ont le malheur de trop flirter avec la barbarie environnante. Vous l’aurez compris restez chez vous, regardez la télé, préparez vos fusils et surtout n’ouvrez pas les volets, ILS sont là !!!
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