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Paris brûle t'il?

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Noël dans 15 jours, la fin des soucis, le roi mercantile nous apportera tout ce qu’il faudra. Faste funesterie de réconciliation avec la consommation. Qu’importe l’état du porte feuille ou du moral, il faut consommer… ils l’ont dit à la télé, à l’église et puis aussi à la synagogue et la mosquée aussi. Vaste supercherie générale. La vie ne vaut pas un clou, on nous bassine avec la faim dans le monde, même 30 millions d’amis donne dans le social… qu’importe la chute pourvu que quelques verres de cristal se remplissent comme il se doit. Par contre il faut que ce soit calme, dehors les malotrus qui brûlent dans les promesses spéculatives, hop à la rafle, ou ceux qui brûlent en toute impatience leur pauvreté, hop en prison…ou à la rafle... On nous bassine avec la fin des idéaux, raison du retour des fanatismes ? mais quelles religions ? De Staline à Boudha, il n’y a qu’un pas… Religion, oppression, oppression… vive la makhnovchina… Et dans tout ça Paris brûle t’il ? non parce que on peut se demander, entre les déclarations incendiaires, les incendies d’immeubles, la banlieue en feu… c’est limite la guerre ici… et pourtant on consomme, on va acheter ses petits cadeaux, sa pintade pour réconcilier hypocritement autour de ces chers repères de notre grande civilisation. Le mèche mèche ira à St Nicolas du Chardonnet, le sdf aux restos du cœur… tout le monde en aura pour son grade, c’est ça l’esprit de noël… Mais bordel « Paris brûle t’il ? » qu’ils arrêtent pas de demander partout… eh bien non toujours pas, pourtant il y aurait de quoi… La photo a été prise le 3 septembre 2005 à Paris contre les expulsions et les incendies d'immeubles où vivaient des familles d'origine africaine.
12.12.05 06:10


Une part de rêve...

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Je ne sais plus qui disait « celui qui ne rêve pas est condamné à mourir » ou quelques choses du genre, mais je suis assez d’accord avec cette citation. Qui ne rêve pas ? Qui ne rêve pas de changer son quotidien, qui ne rêve pas d’un autre avenir ou d’un autre futur ? Le fantastique, la science fiction très en vogue dans les années 60 jusqu’aux années 80 laissait présager un avenir meilleur pour l’Humanité. Un avenir où la machine se substituerait à la pénibilité du quotidien. Malheureusement pour nous, l’histoire a démontré que ce que l’on espérait s’est retourné contre nous, la machine a certes remplacé une partie des travaux dits pénibles…mais une partie seulement. Au lieu de mettre à profit ce progrès –dont l’expression progressisme est tirée- au profit de l’Homme, d’autres formes d’aliénations se sont mises en place, enchaînant d’avantage encore le producteur à son exploiteur… Certains ont cru pouvoir accélérer le cours de l’Histoire, précipitant l’ancien monde dans l’abîme de nos cauchemars. Rattrapés par des forces plus puissantes, peu enclines à partager leur confort, la répression ne s’est faite que plus forte. Les rêves d’une terre d’asile, d’une parole donnée, d’une nouvelle vie se sont alors concrétisés, permettant de repartir presque à zéro. Ce fut le cas des réfugiés italiens médiatisés à travers « l’affaire Battisti ». Là encore, l’Histoire a rattrapé leur histoire, les puissants transformant à nouveau la réalité en cauchemar, plongeant dans l’angoisse du lendemain les repentis. A croire que seul certaines personnes sont autorisées à rêver pour nous tous, écrivant un avenir déformé par le prisme de la domination. En argentine, au Chili les dictatures fascistes ont voulu réécrire l’Histoire en effaçant le passé, ils ont essayé et presque réussi à tuer cette mémoire, suicider nos espoirs… Cette photo a été prise il y a un an en plein tapage médiatique autour des réfugiés italiens, c’est une juxtaposition d’affiches appelant au respect de la parole donnée, appelant au soutien financier pour les frais de justice. Depuis pour eux, les choses ont changé et « les lendemains qui chantent » se sont transformés en « chant du condamné ».
15.6.05 14:19


Au delà du mur, de tous les murs...

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Jamais la religion n’a pris autant de place dans le quotidien que depuis 5 ans environ. Voulant nous faire croire à un crypto choc des civilisations, on nous monte les idées à grand coup de renfort médiatique. On agite des spectres de terreurs, n’hésitant pas à ressortir les pires clichés sur « l’Arabe » devenu « Arabo-musulman », clichés aux noms desquels les pires exactions furent menées en toute légalité contre les algériens à partir de 1954. C’est tellement plus simple d’enfermer le monde dans des tiroirs pouvant se superposer mais jamais se rencontrer et s’échanger leur contenu. Aujourd’hui encore on essaye de nous faire croire à l’incompatibilité des cultes, des cultures alors que le débat est profondément politique. En Irlande du Nord comme en Palestine, il ne s’agit pas d’une guerre de religion mais bien d’un conflit politique. Sinon comment peut on expliquer présence de Juifs à la tête même de l’OLP, et comment peut on expliquer la présence de protestants dans les forces unionistes… la « Divis Tower » -ici en photo- est l’une des tours servant toujours à surveiller les quartiers unionistes, les derniers étages sont occupés pas l’armée anglaise qui du haut de sa suprématie surveille, filme et écoute la population de Falls Road -Belfast- pour mieux « prévenir les troubles ». Véritable outil totalitariste, l’Angleterre a défaut d’être un partenaire valable pour la paix n’en est pour autant pas moins un « grand frère » pour la toute petite Irlande du Nord. Bref j’aurais aussi l’occasion de reparler des autres grands frères tout comme de la « peace line » une prochaine fois. La « ligne de paix » est une autre jolie expression pour désigner une toute autre « barrière de sécurité » servant à protéger les bonnes gens du précipice lorsqu’ils ont le malheur de trop flirter avec la barbarie environnante. Vous l’aurez compris restez chez vous, regardez la télé, préparez vos fusils et surtout n’ouvrez pas les volets, ILS sont là !!!
5.2.05 14:16


Eloge du droit à la paresse

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C’est sûrement parce qu’il fait froid que je pense autant à Cuba en ce moment. Peut-être aussi parce que j’attends des nouvelles qui n’arrivent pas aussi vite que je le souhaiterais. Je me souviens d’une longue discussion chez José où nous avions passé toute une partie de la nuit à discuter ensemble sur la réalité de la France et de la possibilité de mourir dans la rue, en particulier en hiver. Choqué il m’expliquait qu’à Cuba, on en meurt ni de faim, ni de froid. La notion même de SDF y est quasi inexistante. Hier encore la radio annonçait la mort d’un SDF en Seine Saint Denis et le passage à l’échelon supérieur du plan hiver. Quelle hypocrisie lorsque l’on sait qu’il y a plus de logement vide à Paris que le nombre nécessaire pour loger les sans abris de la région. Loin d’être parfait, le modèle cubain possède des avantages indéniables et une appréhension de la vie surprenante. Le chauffeur du bus ici représenté est assis sur une banquette et s’autorise une sieste en attendant la fin de la pluie. Surpris par cette scène impensable ici, je n’ai pu m’empêcher de photographier ce moment si privilégié et pourtant si commun là bas, moment que l’on rêve tous de pouvoir s’offrir un jour sans crainte : une sieste au boulot !

20.12.04 21:55


Question d'hétique

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Cette photo a été prise lors du contre rassemblement antifasciste du 9/05/04 organisé sur le passage d'une retraite aux flambeaux de néonazies. Le concert sauvage a permis de garantir le succès de notre action et de bloquer les nervis. Les Autocollants que l'on distingue sur l'étui de guitare sont le logo du groupe anglais de soul: "The Redskin". C'est d'eux que provient l'appellation du mouvement. L'autre autocollant est une reproduction de l'affiche du festival antifasciste de Genève de 2003, le Rude Boy Unity. Dans le flou, les manifestants se rassemblant et juste derrière l'étui le camion plateau sur lequel les groupes ont joué.
17.12.04 15:37





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